On commence à être habitués. Une fois de plus, EA met en place un système pensé pour rentabiliser davantage ses productions. Après les éditions premium, les passes saisonniers et les microtransactions, l'éditeur passe cette fois un cap qui pourrait être le signe d'une nouvelle tendance pour l'industrie. Sauf que cela interroge les joueuses et les joueurs qui, payant toujours le prix fort pour leurs jeux, sont dans l'incompréhension.

Une nouvelle stratégie d'EA qui fait réagir tout le monde

EA vient officiellement de lancer « EA Advertising », soit sa propre régie publicitaire. Via cette plateforme, les annonceurs vont pouvoir proposer des partenariats avec l'éditeur afin de placer leurs marques dans ses jeux vidéo. Plusieurs noms ont déjà intégré le programme :

  • Lowe’s : entreprise nord-américaine de distribution au détail de matériel de rénovation ;
  • Mountain Dew : marque de soda produit par PepsiCo ;
  • Red Bull : entreprise qui produit des boissons énergétiques ;
  • Peacock : service de streaming nord-américain ;
  • Visa : société nord-américain de gestion mondiale de paiement électronique ;
  • Xfinity : filiale de Comcast Corporation spécialisée dans les télécommunications.

Pour l'heure, le partenariat avec ces différents annonceurs concernerait uniquement des jeux de la branche EA Sports. Une branche spéciale a également été annoncée pour Les Sims. Dans un cas comme dans l'autre, le placement de produit prendrait une forme dynamique, en s'implémentant sur des panneaux publicitaires virtuels, des maillots ou encore des événements spéciaux.

L'initiative ne détonnerait pas tant finalement considérant que les pubs font partie intégrante du paysage sportif. On se rappelle d'ailleurs Strauss Zelnick, le PDG de Take-Two Interactive, qui ne se montrait pas défavorable pour ce genre d'intégration considérant la réalité contextuelle des jeux de sport. Mais c'est un autre aspect qui interroge les joueuses et joueurs EA.

EA Advertising.
© Electronic Arts.

Des jeux au même prix malgré la pub ?

Si EA avance que cette nouvelle démarche est pensée pour « enrichir » l'expérience des joueuses et des joueurs, on ne peut nier que cela vaut aussi pour les comptes de l'éditeur et des annonceurs qui, dépensant pour apparaître dans les jeux, espère toucher les millions de personne qui constitue l'audience d'Electronic Arts.

Pour autant, EA n'annonce aucune baisse de prix pour ses jeux. Des jeux qui, en outre, se voient souvent reprocher d'être d'année en année des copies légèrement remaniées de l'épisode précédent. Et pour cause, EA FC 26 n'est pas une révolution par rapport à FC 25, ni FC 24. Pourtant, il est vendu au prix fort de 79,99 € dans sa version standard. Et ce alors même que la licence est l'une des plus vendues du marché chaque année.

Là encore, on peut mentionner Zelnick qui, après avoir donné son opinion concernant les jeux de sport, a ajouté que « ce serait injuste » que Take-Two intègre des publicités dans des productions vendues « 70 ou 80 dollars ». Et c'est bien ce qui choque le public. « Absolument dégoûtant »1 peut-on lire d'un internaute qui rappelle qu'il faut tout payer (console, jeu, abonnement...) à notre époque. « Abject »2 commente le compte officiel de Playasia, quand une fan des Sims demande tout bonnement : « sérieusement, qu'est-ce qu'on fout ? »3. Ainsi, elle relève indirectement l'inaction des joueuses et joueurs. Or, au bout du compte, ce sont les seuls à décider si cela doit continuer à l'aide de leur porte-monnaie.

Source : Site officiel d'Electronic Arts.